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Bilan

Les usages en cours

Au Congo

4 établissements ont été impliqués. Ils ont reçu chacun un micro-serveur, et des formations de mise en main ont été menées à Brazzaville, Pointe Noire et Dolisie.

Lycée d’excellence Mbounda (Dolisie) : L’équipe comprend un inspecteur-professeur, un professeur de Mathématiques et un professeur d’Informatique. Ont été organisées : une restitution aux collègues de l’équipe de Mathématiques, et  4 séances pour partie avec des élèves. Dans les séances, des ordinateurs portables prêtés par les enseignants ont été utilisés, car les ordinateurs de l’établissement n’ont pas de WIFI. Il reste donc à réaliser la connexion du serveur via le réseau câblé.Il y a un grand intérêt des élèves. Le problème est de trouver des plages pour l’utilisation de WIMS. Actuellement, on fait sur le temps libre.

Lycée Victor Augagneur (Pointe Noire) : Trois enseignants de mathématiques et un enseignant d’informatique. Une salle pour les mathématiques avec 20 ordinateurs portables a  été créée grâce à l’aide de Total. Un obstacle serait le manque de culture informatique des élèves. En revanche la connexion WIFI ne doit pas poser problème et donc il paraît intéressant de démarrer des usages en prévision de formations ultérieures. Il est soulevé la nécessité de coordonner les séances d’exercices avec le programme et aussi d’augmenter le nombre de ressources (logiciels, documents pédagogiques) disponibles sur le serveur, en lien avec les besoins ressentis sur le terrain.

Lycée Massengo (Brazzaville) : Contact a été pris par l’inspecteur Paul Tsika, et deux enseignants ont constitué une équipe. Une présentation officielle a été faite devant 100 élèves et le chef d’établissement. Elle a suscité un grand intérêt. Deux séances ont été organisées avec des élèves. La salle est une salle multimédia avec de nombreux postes, mais qui « isolent » les élèves. Par ailleurs les enseignants éprouvent des difficultés à connecter les postes en l’absence du technicien responsable. Cette difficulté étant levée, les usages devraient se développer.

Ecole Militaire Préparatoire Général Leclerc (Brazzaville) : Une équipe de trois professeurs. La mise en place a été retardée par des connaissances techniques jugées insuffisantes (connexions…) et la difficulté à insérer des activités dans l’emploi du temps des élèves. Un rendez-vous sur place le 5 mars a permis de lever en partie les difficultés techniques dans la salle informatique : certains postes se connectent, d’autres non. Un problème à voir avec le responsable de la salle. Des usages sont prévus dans cette salle et aussi en collectif par vidéoprojection

Au Cameroun

Une expérience est menée avec deux lycées, choisis parce que « non connectés »,  lycée d'ETOUG-EBE et lycée LECLERC de Yaoundé. Une formation en plenum (réunis au même lieu) et une séance de formation supplémentaire à la demande des enseignants du lycée d'ETOUG-EBE, ainsi qu’un carrefour pédagogique: séance de questions-réponses avec les enseignants du lycée d'ETOUG-EBE ont été organisés. Les enseignants ont de la peine à s'engager. Ceux du lycée Leclerc sont pourtant déterminés, mais apparemment ils manquent de temps, en raison de leur charge de travail. Sur la base des questions des enseignants du lycée d'ETOUG-EBE, qui semblaient signifier que leurs élèves n'étaient pas prêts sur le plan technologique pour apprendre avec les TIC, un questionnaire a été passé sur les usages des TICE auprès des élèves et des enseignants. Les premiers résultats sont en contradiction avec les déclarations des enseignants qui estiment que les élèves ne sont pas techniquement préparés et qui laissent penser que des usages pourraient se développer sur les outils personnels (tablette, smartphone...) des élèves. Des expérimentations devraient se développer. Le soutien de l’inspection devrait permettre d’inclure WIMS dans la formation continue. Des documents de formation ont été élaborés : vidéos de présentation de WIMS, prise en main html de WIMS…

Perception des potentialités de WIMS 

Dans l’ensemble, les potentialités de WIMS sont bien perçues, notamment du point de vue de l’interaction (élèves actifs), de la visualisation (figures sur écran) et du suivi des élèves (contrôle a posteriori par l’enseignant des résultats des élèves). La possibilité de faire faire des exercices sur temps libre (genre « devoir maison ») et de contrôler ce travail a été évoquée en sus des usages en classe entière et en salle informatique.

Appropriation par les enseignants des objectifs du projet et des usages de WIMS 

Deux ateliers pendant les deux premiers jours du séminaire final ont permis de mesurer cette appropriation.

Un premier atelier « pédagogique » a consisté à mettre en œuvre une préparation de séance en renseignant les rubriques  niveau, chapitre, objectifs, type d'activité, en préparant une liste d’exercices, et en menant une analyse a priori guidée par les questions 
Qu'attendez-vous de ces exercices ? Quelles difficultés prévoyez-vous ?
L’analyse a montré comment l’enseignant doit intervenir pour que l’activité de l’élève soit productive d’apprentissages mathématiques : pour certains exercices, il sera nécessaire d’avoir une présentation en collectif par le professeur pour que l’activité soit bien comprise de l’élève et pour souligner des différences de notation par rapport à la pratique de la classe ; la mise en commun après une séance en classe ou en « devoir maison » est tout aussi nécessaire que dans le cas d’exercices papier/crayon. Il peut s’agir d’analyser les rétroactions (feedback) de WIMS et de prolonger l’activité par une rédaction de preuve ou justification. WIMS ne remplace pas l’enseignant. Celui-ci doit « mettre en scène » les exercices à partir de ses propres choix pédagogiques.

Un second atelier « technique » a permis d’approfondir la création de classes et les modalités de connexion du micro-serveur à un réseau câblé. Dans l’ensemble, les participants maîtrisent ces aspects.

Perspectives

Vers un élargissement

Lors du séminaire final, en sus des ateliers, les deux premiers jours ont été l’occasion d’échanges et d’apports, notamment par Jannick TRUNKENWALD qui a souligné le caractère évolutif du projet, et le fait que les difficultés rencontrées et la nécessité d’adapter au contexte ont été des opportunités pour rebondir et enclencher des « cercles  vertueux ». Le projet a à nouveau été présenté et débattu le samedi au cours de la réunion de l’UREM, financée par le projet : intérêt et attentes se sont manifestées et donc les conditions semblent remplies pour un élargissement, en ce qui concerne la motivation des enseignants.

Par ailleurs, nous avons eu un contact avec l'association ACCESMAD, qui œuvre pour l'amélioration de l'Education à Madagascar, avec un focus sur l'enseignement des Sciences au niveau Lycée via les TICE . Le programme EDUCMAD que l’association anime, s’articule autour de 3 axes d’actions :

• Mettre à disposition des Ressources Educatives Numériques Libres  (REN) avec une approche création collaborative adaptée à Madagascar disponibles hors connexion internet.
• Mettre à disposition des établissements scolaires les équipements informatiques (salle informatique équipée de PC et vidéoprojecteur en salle traditionnelle) nécessaires pour accéder aux REN.
• Offrir un accompagnement aux établissements scolaires pour renforcer les compétences pédagogiques de leurs enseignants (ex : formations) et pour réaliser des actions de promotion des Sciences et des TIC.

Bien que se situant à une autre échelle (celle d’un pays tout entier, 100 établissements, 1000 ordinateurs…) ce programme présente des convergences avec PreNuM-AC micro notamment dans son volet médiathèque électronique.

Davantage de ressources sur les serveurs

Il a été évoqué la possibilité d’offrir davantage de ressources sur le serveur. L’environnement de programmation Scratch et le logiciel de Géométrie dynamique Cabri sont des exemples. D’autres ressources pédagogiques, complémentaires aux ressources élaborées dans PReNuM-AC, notamment celles que l’on peut trouver sur des sites tels que Eduscol sont demandées. Les ressources pour la formation à WIMS élaborées au Cameroun pourraient aussi en faire partie. Il y a de la place pour cela sur les serveurs dotés de disques internes. C’est plus limité sur les clés USB, et si cela pose un problème, il faudra envisager la généralisation des disques internes à 32 Gbytes.

Cela pose la question de la mise à jour des micro-serveurs. Des ressources peuvent être ajoutées « manuellement » sur chaque serveur. Cela suppose un peu de connaissances en Linux. D’une part il faut les « installer », d’autre part il faut mettre un lien sur la page d’accueil du serveur, de façon que les utilisateurs connectés puissent eux-mêmes y accéder ou les télécharger sans connexion internet.

Il peut être aussi envisagé de faire périodiquement des mises à jour complètes des serveurs. Cela suppose de bien penser la procédure ; en effet d’une part le ficher de mise-à-jour va être d’un volume incompatible avec le téléchargement par connexion lente et d’autre part il faudra soigneusement sauvegarder les données du serveur WIMS (classe, exercices) et s’assurer qu’elles pourront être récupérées. Ceci plaide pour l’intervention d’un service d’appui technique, tel que celui que pourrait offrir l’INRAP au Congo. A noter aussi que dans le programme EDUCMAD à Madagascar, la maintenance du matériel et la mise à jour des ressources sont assurées par de jeunes informaticiens locaux.

Vers des projets nationaux

En république du Congo, l’engagement des acteurs, enseignants, formateurs, inspecteurs et l’appui des autorités locales semble acquis. La perspective serait un plan au niveau national concernant la quarantaine de lycées du pays (6 lycées techniques, 4 lycées agricoles, 29 lycées d'enseignement général). On pourrait viser pour chaque lycée un équipement tel que : 2 micro-serveurs, 40 tablettes sous Androïd, un video-projecteur, coût environ  4 500€. Il faudrait y ajouter les frais d’encadrement, de formation, et de conception et de maintenance technique. L’UREM est décidée à soumettre un tel projet au ministère. En France, nous chercherons les moyens de le soutenir notamment en prenant contact avec le GREF.

Au Cameroun, nous nous réjouissons de la participation de Désiré FEUGUENG et des actions qu’il a menées. Nous espérons que l'effort financier du projet et les actions menées pourront servir de base à un projet de même nature que celui qui est engagé au Congo.
 


Date de création : 08/08/2018 07:41
Catégorie : Menu - Le projet PReNuM-AC µ (2017-2018)
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